Le Rwanda redéfinit-il l’avenir énergétique de l’Afrique par les énergies renouvelables ?

À l’occasion de l’Africa Energy Expo à Kigali, le Rwanda a réaffirmé sa stratégie ambitieuse de transition énergétique fondée sur les énergies renouvelables. Cet article analyse les leviers structurants de cette transformation – hydroélectricité, diversification du mix énergétique, intégration du marché continental de l’électricité, mécanismes carbone et hydrogène vert – et met en lumière le rôle du cadre réglementaire dans l’attraction des investissements durables en Afrique.

ENERGIE

Me Rubis Bell

5/14/20252 min temps de lecture

Entre hydroélectricité, intégration régionale et financements verts, Kigali trace une trajectoire crédible vers l’électrification universelle et la neutralité carbone.

À l’occasion de l’Africa Energy Expo, tenue au Kigali Convention Centre, le Rwanda a réaffirmé sa volonté de s’imposer comme l’un des laboratoires africains les plus avancés en matière de transition énergétique et d’électrification universelle.

Le pays des mille collines poursuit une trajectoire claire : garantir un accès élargi à une énergie durable, fiable et abordable, tout en alignant sa stratégie énergétique avec les engagements climatiques internationaux.

L’hydroélectricité au cœur de la stratégie rwandaise

Parmi les projets structurants, la Centrale hydroélectrique de Nyabarongo occupe une place centrale.
Dotée d’une capacité installée de 28 MW, elle contribue de manière significative à l’approvisionnement national en électricité, avec un impact particulier sur l’électrification des zones rurales.

Grâce à une combinaison efficace de solutions on-grid et off-grid, près de 80 % des ménages rwandais sont aujourd’hui connectés à l’électricité. Cette performance positionne le Rwanda parmi les pays africains les plus avancés en matière d’accès à l’énergie.

Vers un mix énergétique diversifié et bas carbone

Au-delà de l’hydroélectricité, les autorités rwandaises entendent renforcer l’intégration des énergies renouvelables complémentaires, notamment le solaire et l’éolien, afin de consolider la résilience du système énergétique et de progresser vers la neutralité carbone.

Cette approche graduelle permet de sécuriser la production tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles importées.

L’intégration régionale et le marché continental de l’électricité

Les discussions ont également mis en lumière l’importance de l’African Single Electricity Market, un projet ambitieux visant à interconnecter les réseaux électriques à l’échelle continentale.

Le Rwanda soutient activement cette initiative, appelant à la mise en place d’un cadre réglementaire harmonisé, capable d’attirer les investissements privés dans les infrastructures de production, de transport et de distribution de l’électricité, tout en respectant les objectifs climatiques.

Marchés carbone et hydrogène vert : nouveaux leviers de financement

Enfin, les échanges ont souligné le rôle croissant des mécanismes de marché carbone et du développement de l’hydrogène vert comme leviers de financement durable.
Ces instruments pourraient permettre au Rwanda – et plus largement à l’Afrique – de capter des flux financiers internationaux tout en accélérant la transition vers une économie bas carbone.

Une trajectoire africaine crédible vers l’énergie verte

En définitive, l’exemple rwandais démontre qu’avec une vision stratégique claire, une gouvernance cohérente et un cadre réglementaire attractif, les pays africains peuvent non seulement répondre à leurs besoins énergétiques, mais aussi devenir des acteurs crédibles de la transition énergétique mondiale.

Note personnelle : Ce déplacement à Kigali a également été l’occasion de retrouver, dans un cadre professionnel, Christie Keith Mbengue Moukouri ainsi que Me Adonise Abomo, consœurs engagées sur les enjeux juridiques et stratégiques du secteur énergétique.

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